méthylènedioxyméthamphétamine
400 Visualisations

CGnf

S : DrogInfo – https://www.drogues-info-service.fr/Tout-savoir-sur-les-drogues/Le-dico-des-drogues/Ecstasy-MDMA (consulté le 22.11.2020) ; MSD – https://refr.ca/-owgq (consulté le 22.11.2020).

N : 1. Terme créé à partir de trois concepts du domaine de la Chimie : « méthylène » (XIXe siècle. Composé à partir du grec methu, nom de diverses boissons fermentées, et ulê, « bois », pour traduire en langue savante l’expression esprit-de-bois), « -dioxy- » [formé par deux éléments de composition : « di- », emprunté du préfixe grec di‑, dis‑, tiré de l’adverbe dis, « deux fois » et « ox(y)- » (tiré du grec oxus, « aigu », puis « acide »)] et « méthamphétamine » (« méth » abréviation de « méthédrine » + « amphétamine »).
– Formule chimique : C11H15NO2.
– Numéro CAS : 42542-10-9.
– Anglicisme en usage en français : « ecstasy ».
2. Le Dictionnaire médical de l’Académie de Médecine recueille « ecstasy » (terme anglais en usage en français) : Dérivé des amphétamines, la 3,4,méthylène-désoxyméta-amphétamine (MDMA) est fabriquée et utilisée de façon illicite comme drogue.
L’administration préférentielle est orale, il existe un dérivé fumable (« crystal »).
Distribuée sous forme de comprimés de dosage variable, la MDMA est souvent associée à des ‘ amphétamines, ou à la caféine, la chloroquine, voire l’éphédrine ou la kétamine. La consommation d’ecstasy est souvent liée à celle de l’alcool ou d’autres drogues (cocaïne, LSD, cannabis).
L’ecstasy est un psychostimulant entraînant des effets secondaires (trismus, tachypnée, hypertension, sueurs etc.), l’hyperthermie est quasi-constante.  En cas de surdosage elle peut évoluer vers l’hyperthermie maligne, avec convulsions, coagulation intravasculaire disséminée puis arrêt cardiaque.
Il n’y a pas de corrélation entre la concentration sanguine en MDMA et les symptômes.
La MDMA passe dans l’urine où on peut la doser.
3. Cette drogue [ecstasy] provoque chez le consommateur un effet euphorisant et stimulant qui se traduit par une sensation de plus grande intimité et d’empathie envers les personnes qui le côtoient. En effet, on a observé une tendance à la levée des inhibitions et à une plus grande impulsivité chez les consommateurs de cette drogue. Par contre, l’apparition d’épisodes dépressifs transitoires dans les jours qui suivent la prise d’ecstasy a été démontrée. Ces épisodes correspondraient aux effets à court terme de l’ecstasy sur la concentration du cerveau en sérotonine.
Le caractère neurotoxique du MDMA a été observé lors de son administration expérimentale à des primates. Ces derniers ont subi des atteintes pathologiques importantes au niveau des axones et des fibres axonales contenant la sérotonine. La majorité de ces lésions se situaient dans les régions corticales de l’hippocampe et du striatum et elles étaient accompagnées de perturbations de la fonction sérotoninergique cérébrale avec une diminution des sites métabolisant cette molécule et une diminution de la concentration de son métabolite. Le mécanisme qui provoque ces détériorations n’est pas encore connu, mais il semblerait que l’hyperthermie induite par le MDMA et sa capacité à contribuer à la formation de radicaux libres soient impliquées dans le processus physiopathologique de la drogue. Cette toxicité a été observée plus de sept ans après la consommation de la drogue. Une repousse axonale ultérieure a aussi été constatée, mais elle a parfois été incomplète et anormale.
4. Emprunté intégralement à l’anglais, le terme ecstasy est utilisé dans la majorité des sites gouvernementaux officiels et universitaires du réseau Internet du Québec. Cet usage est aussi confirmé par les nombreuses attestations relevées dans les dictionnaires de langue courante comme dans les ouvrages spécialisés de médecine.
5. La variante orthographique francisée ecstasie, qui avait été proposée pour remplacer la graphie anglaise ecstasy, est de moins en moins utilisée.
6. L’usage de la forme courte ecsta semble restreint à la France, où certains auteurs la considèrent comme un mot d’argot.

S : 1. DAF – https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9M1958 ; https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9D2296 ; https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9O1066 (consulté le 22.11.2020) ; SChF – https://www.societechimiquedefrance.fr/Amphetamines.html?lang=fr (consulté le 22.11.2020). 2. DAM – http://dictionnaire.academie-medecine.fr/index.php?q=ecstasy (consulté le 22.11.2020). 3 à 6. GDT – http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8353613 (consulté le 22.11.2020).

SYN : ecstasie (rare), 3,4 méthylène-dioxy-méthamphétamine, MDMA. (en fonction du contexte)

S : GDT – http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8353613 (consulté le 22.11.2020)

RC : addiction, amphétamine, cannabis, cocaïne, drogue, hallucinogène, médicament, narcotique, opium, pharmacologie, principe actif, stupéfiant, surdose, toxicomane, toxicomanie, trafiquant de drogue.