cannabis
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S : INSERM – http://www.ipubli.inserm.fr/handle/10608/40 (consulté le 25.06.2020) ; MSS – https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/addictions/article/informations-sur-les-addictions-et-les-drogues (consulté le 25.06.2020).

N : 1. XIXe siècle. Emprunté du latin cannabis, « chanvre ».
Autre nom du chanvre indien, plante originaire de l’Asie centrale, dont on tire diverses préparations hallucinogènes. Huile, résine de cannabis.
2.
Nom botanique du Chanvre (Cannabis sativa L.), grande plante herbacée annuelle dont la variété riche en résine correspond au chanvre indien aux effets délétères variés, principalement neuropsychiatriques, particulièrement graves.
3. Le chanvre indien comporte, parmi quelque 450 constituants identifiés, une soixantaine de dérivés cannabinoïdes, dont plusieurs d’entre eux développent des effets psychotropes. C’est le cas du plus abondant d’entre eux : le Δ 9 tétrahydrocannabinol (« T.H.C. ») aux effets toxicomanogènes et hallucinogènes.
4. Les toxicomanes utilisent la plante entière pour confectionner des « joints »; c’est « l’herbe, la « beuh » la « marijuana », ou bien les globules de résine, obtenue par battage de la plante, agglomérés au moyen d’adjuvants variés, pas toujours dénués d’une toxicité intrinsèque; c’est la résine, ou « shit » ou « haschisch » (qui est égrenée dans du tabac pour confectionner des « pétards » ou pour être fumée dans des pipes à eau, ou pour être vaporisée dans des dispositifs ad hoc.
5. Dès les très faibles doses (de l’ordre d’une dizaine de µg) le THC induit d’importants effets sur le système nerveux central et périphérique et sur le système nerveux autonome. Effet vasodilatateur (yeux rouges), baisse de la pression artérielle, diminution de la pression de l’humeur aqueuse, broncho dilatation. Il induit surtout une grande variété d’effets centraux : analgésie, myorelaxation, sédation, euphorie, ébriété, potentialisation majeure des effets de l’alcool, perturbation de l’équilibre et de la coordination des mouvements (à l’origine de nombreux accidents de la route et du travail), modification des perceptions sensorielles, élévation du seuil épileptogène.
6. L’anxiolyse ressentie lors d’un usage aigu fait place lors des répétitions à des troubles anxieux. Il en est de même des effets pseudo-antidépresseurs qui virent au long cours à des troubles dépressifs graves (suicides). A ces effets s’ajoutent une toxicité cardio-vasculaire, une immunodépression des perturbations du cours de la grossesse avec des conséquences sur le nourrisson.
7. La dépendance psychique peut conduire à une psychose cannabique (qui régresse en quelques mois sans réapparaître en l’absence d’une reprise de la consommation) et qui peut aussi décompenser une vulnérabilité à la schizophrénie, la faisant éclater, créant une résistance au traitement antipsychotique et déterminant de grands accès délirants, hallucinatoires, auto ou hétéro agressifs.
8. La dépendance s’associe à une tolérance qui incite le toxicomane à recourir à des drogues supplémentaires (polytoxicomanies).
9. Le cannabis suscite, d’une façon particulièrement malencontreuse à l’âge des apprentissages et de l’éducation, une nette perturbation de la mémoire à court terme (sans laquelle ne peut se constituer une mémoire à long terme). Il fait perdre la notion de temps et rend le sujet incapable d’évaluer les troubles qu’il s’inflige du fait de cette consommation (anosognosie).
10. Tous ces effets sont liés à la dose, avec des sensibilités individuelles assez variables. Les produits en circulation, par différents artifices ont vu leur taux de THC croître considérablement au cours des dernières décennies, tandis que certaines modalités de consommation (pipe à eau, dispositifs de vaporisation) ont permis de décupler la cession du THC à l’organisme. Le THC, de par son exceptionnelle lipophilie se concentre dans les graisses de l’organisme, en particulier dans les lipides cérébraux. Chaque consommation incrémente la quantité fixée qui, relarguée au très long cours, passe par le foie qui forme des métabolites hydrosolubles, que le rein éliminera sur plusieurs semaines.
11. Le cannabis n’est pas létal en consommation aiguë tandis qu’au long cours il peut être responsable de cancers O.R.L., broncho-pulmonaires et testiculaires, ainsi que de comportements imprudents de tous types, de suicides et d’accès à d’autres drogues létales par surdose.

S : 1. DAF – https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9C0510 (consulté le 25.06.2020). 2 à 11. DAM – http://dictionnaire.academie-medecine.fr/index.php?q=cannabis (consulté le 25.06.2020).

SYN : bhang, ganjah, chara, haschich, kif, takrouri, hafioum, yamba, dagga, marihuana, djamba, pacalolo. (en fonction du contexte)

S : DAM – http://dictionnaire.academie-medecine.fr/index.php?q=cannabis (consulté le 25.06.2020).

RC : addiction, amphétamine, LSD, méthylènedioxyméthamphétamine, stupéfiant.