aide humanitaire
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CG : nf

S : ONU – https://urlz.fr/89so (consulté le 8.11.2018) ; UNICEF – https://www.unicef.org/french/eu/113.htm (consulté le 8.11.2018).

N : 1. – aide (nf) : IXe siècle, aiudha, « action de porter secours » ; XIIe siècle, aïe. Déverbal de l’ancien français aïer, aidier, « aider ». Action d’aider.

  • Action de secourir, de porter assistance, de prêter son concours à qui en a besoin.
  • Secours financiers, subvention, assistance.

– humanitaire (adj) : XIXe siècle. Dérivé d‘humanité.

  • Qui vise au bien de l’humanité. Une doctrine humanitaire. Être animé de sentiments humanitaires.
  • Par ext. Qui cherche à améliorer la condition des plus déshérités, à lutter contre les maux et les injustices.

2. Le terme d’aide humanitaire se caractérise par une certaine ambiguïté. A l’échelle internationale, la démarche humanitaire est d’abord et avant tout comprise comme une action de secours pour les victimes des conflits ou des catastrophes. Mais la finalité de l’aide n’exclut pas l’intérêt des donateurs. Peut-on, par ailleurs, séparer l’aide d’urgence, inscrite dans l’immédiateté, de l’aide au développement qui vise le long terme ? Enfin, l’aide humanitaire serait-elle un palliatif aux insuffisances du droit international humanitaire ?
3. L’aide humanitaire est une façon d’aider par le biais de la solidarité (en donnant du temps) ou de la charité (en donnant de l’argent), au bénéfice de populations précaires du globe. Ces populations peuvent être pauvres, sinistrées suite à une catastrophe ou prises dans une guerre.
4. Il faudra attendre la bataille de Solferino en 1879 et un homme, Henri Dunant, qui se dépensera sans compter avec des moyens dérisoires pour soigner les survivants sans préjuger de leur nationalité. Sa grande force sera plus tard d’avoir réussi à traduire son émotion en une série d’interventions déterminantes qui permettront de mobiliser l’opinion publique et conduire à l’élaboration de traités internationaux à vocation universelle.
Ce sera la Convention de Genève le 22 août 1864 et la création de la Croix Rouge. Maintenant, le cadre idéologique est en place mais pour prendre de l’ampleur, il est nécessaire de soutenir l’évolution des idées par une infrastructure suffisante. Celle-ci apparaît avec la révolution industrielle. L’accélération des informations, le raccourcissement des délais de transport, le développement économique favorisent la mise en place d’initiatives humanitaires de plus en plus lointaines.
L’aide humanitaire connaît alors un formidable accroissement de ses moyens pendant la première moitié du siècle. Les deux guerres mondiales par leur étendues et leur durée sont l’occasion de développer et d’élargir le domaine d’activités des organisations de secours qui se créent pour répondre à l’urgence sur le continent européen. Après la deuxième guerre les effets de la guerre froide entraînent un transport du champ d’action des organisations humanitaires vers le Tiers Monde.
Au fur et à mesure, les organisations habituées à traiter l’aide humanitaire sous forme de don et de secours prennent conscience de la différence entre la situation vécue dans l’Europe de l’après guerre et celle trouvée dans le Tiers Monde. Il ne s’agit plus de permettre de passer un cap pendant une période transitoire jusqu’à un retour de la normalité, mais de susciter un développement de l’activité, une prise en charge de la population par elle-même au travers de la formation, de la mise à disposition d’outils et de moyens financiers.

S : 1. DAF (consulté le 8.11.2018). 2. DFRS – https://urlz.fr/89se (consulté le 8.11.2018). 3. AH – https://urlz.fr/89ss (consulté le 12.03.2013). 4. IF – https://urlz.fr/89sv (consulté le 9.05.2013).

SYN :
S :

RC : action humanitaire, actions de rapatriement, approche LARD, assistance humanitaire, bailleur institutionnel, cas humanitaire, commerce équitable, convoi humanitaire, coordonnateur des affaires humanitaires, donation, secours, zone sinistrée.