hormone de croissance
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CG : nf

S : OMS – http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/37849/1/WHO_TRS_361_fre.pdf (consulté le 22.10.2015) ; INSERM – http://www.inserm.fr/thematiques/biologie-cellulaire-developpement-et-evolution/dossiers-d-information/croissance-et-ses-troubles (consulté le 21.10.2015).

N : 1. hormone (nf) : XXe siècle. Emprunté de l’anglais hormone, formé à partir du grec hormân, « mettre en mouvement, exciter ».
de (prép.) : IXe siècle. Du latin classique de, préposition qui marquait la séparation, l’éloignement, l’union, l’association, la partition, la conséquence, l’origine, et qui a servi, dès la période classique, dans la langue familière, à renforcer les formes d’ablatif, puis a concurrencé, en bas latin, le génitif partitif et de possession.
croissance (nf) : XIIe siècle. Dérivé du radical du participe présent de croître.
2. Hormone sécrétée par le lobe antérieur de l’hypophyse et stimulant la croissance.
GH : Abréviation de : growth hormone.
STH : Abréviation de : somatotrophine.
3. Sigle GH. → somatotropine.
somatotropine : Hormone de croissance sécrétée par les cellules somatotropes éosinophiles de l’antéhypophyse.
Protéine de 191 acides aminés dont la sécrétion est stimulée par une somatolibérine hypothalamique et inhibée par une somatostatine d’origine hypothalamique ou hypophysaire. Elle stimule les tissus embryonnaires et la synthèse hépatique des somatomédines; elle stimule aussi la mobilisation des lipides des tissus adipeux et inhibe le stockage du glycogène.
Sigles GH, STH.
Étym. gr. sôma : corps; tropos : tour, direction.
Syn. somatostimuline, somatotrophine (désuet).
4. La somatropine ou hormone de croissance (GH pour growth hormone) est une hormone naturellement présente dans l’organisme. Elle a pour fonction de stimuler la croissance du squelette et des cellules de l’organisme et de participer à la régulation de plusieurs métabolismes. De par sa fonction, cette hormone est notamment utilisée, en médecine, pour traiter les troubles de la croissance chez l’enfant.
5. L’usage de cette hormone est réservé à cinq indications précises en plus du déficit en hormone de croissance (GHD pour Growth Hormone Deficiency) : petite taille pour l’âge gestationnel n’ayant pas rattrapé son retard à l’âge de 4 ans, syndrome de Turner, syndrome de Prader-Willi, insuffisance rénale chronique et déficit du gène Shox. Selon la Haute Autorité de Santé, en France, environ 6 000 enfants bénéficient de ce traitement dans le cadre de l’une de ces indications (cf. rapport du mois de juin 2013).
6. Depuis 1985 et suite à la survenue de cas de maladie de Creutzfeldt-Jakob lors de l’utilisation d’hormones de croissance extractives, seules les hormones recombinantes, autrement dit synthétiques, sont autorisées en France.
7. L’hormone de croissance bio-synthétique est produite par la technique du génie génétique, encore appelée technique de recombinaison de l’ADN, qui consiste à reprogrammer une bacterie (inoffensive) en lui introduisant une copie du gène codant pour l’hormone de croissance. Ces bacteries génétiquement manipulées produisent alors l’hormone de croissance synthétique, mais rigoureusement identique à l’hormone de croissance naturelle.
8. Le projet SAGHE («Safety and appropriateness of growth hormone treatments in Europe»), financé par l’UE, a étudié l’impact du traitement durant l’enfance par rapport à sa sécurité à long terme et à sa nécessité en Europe. Ce projet a impliqué une équipe pluridisciplinaire expérimentée en endocrinologie pédiatrique, épidémiologie et biostatistiques.
9. En 2011, la Haute Autorité de Santé (HAS) considère que le caractère observationnel de ces résultats ne permet pas d’établir avec certitude une relation de causalité avec le traitement par hormone de croissance.
10. Suite à cette réévaluation et au regard des données disponibles, le comité des médicaments à usage humain (CHMP) a conclu en 2011 que la balance bénéfice-risque de ces médicaments restait positive dans les indications et les doses approuvées dans les autorisations de mise sur le marché.
11. Le dopage à l’hormone de croissance (GH) reste un problème majeur dans le sport de haut niveau actuel. Cette hormone est sur la liste des produits interdits de l’AMA (Agence mondiale antidopage). Elle a été introduite dans les interdictions dès que sa forme recombinante a été commercialisée au début des années 90. La majorité des expériences contrôlées effectuées avec des doses supra-physiologiques d’hormone de croissance recombinante n’ont à ce jour pas montré d’effet significatif sur le volume de d’activité physique d’un sportif.
Le cas de Lionel Messi n’est pas consideré comme dopage car, sa maladie reconnue, il a bénéficié d’une autorisation à usage thérapeutique.

S : 1. DAF (consulté le 21.10.2015). 2. GDT (consulté le 21.10.2015). 3. DAM (consulté le 21.10.2015). 4. ANSM – https://lc.cx/TVgQ (consulté le 21.10.2015). 5. INSERM – https://lc.cx/UY8h (consulté le 21.10.2015). 6. ANSM – https://lc.cx/TVgQ (consulté le 21.10.2015). 7. Brochure du Laboratoire Lilly – www.lilly.fr (consulté le 21.10.2015). 8. http://cordis.europa.eu/result/rcn/92076_fr.html (consulté le 22.10.2015). 9. http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-01/hormone_de_croissance_velong_valide_college_vudoc_mise_en_ligne.pdf (consulté le 22.10.2015). 10. ANSM – https://lc.cx/TVgQ (consulté le 22.10.2015). 11. http://www.em-consulte.com/article/152105/dopage-a-lhormone-de-croissance-dans-le-sportfet (consulté le 22.10.2015) ; http://rue89.nouvelobs.com/rue89-sport/2013/04/28/dopage-rugby-sport-a-risque-fait-lautruche-241777 (consulté le 22.10.2015).

SYN : GH, hormone somatotrope, somathormone, somatotrophine, STH.

S : GDT (consulté le 21.10.2015)

RC : acromégalie, cachexie, Escherichia coli, nanisme.