syphilis
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CG : nf

S : OMS – https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/syphilis (consulté le 1.03.2025) ; INSERM – https://www.cepidc.inserm.fr/causes-medicales-de-deces/cim-9/i-maladies-infectieuses-et-parasitaires-001-1398/syphilis-et-0 (consulté le 1.03.2025).

N : 1. XVIIe siècle. Mot créé par l’humaniste italien Jérôme Fracastor, dans le poème, écrit en latin, Syphilis sive morbus gallicus, « Syphilis ou le mal français » (1530), mettant en scène un berger nommé Syphilis atteint de cette maladie.

  • Pathologie. Maladie causée par la bactérie appelée tréponème pâle, le plus souvent contractée par voie sexuelle, qui, en l’absence de traitement, peut aboutir après quelques années à une paralysie générale et à la mort. On appelait autrefois la syphilis « le mal français », « le mal napolitain » ou « la grande vérole ». Maupassant, Baudelaire, Gauguin sont morts de la syphilis. La syphilis peut être traitée par des antibiotiques, notamment par la pénicilline. La syphilis congénitale, autrefois appelée hérédosyphilis, est transmise de la mère au fœtus. Syphilis primaire, phase initiale de la maladie, qui se manifeste par l’apparition d’un chancre au point d’infection. Syphilis secondaire, seconde phase de la maladie, qui correspond à la généralisation de l’infection dans l’organisme, qui dure quelques semaines ou quelques mois et se traduit souvent par une roséole. Syphilis tertiaire, stade avancé de la maladie, qui peut survenir des années après la phase secondaire et se caractérise par des lésions de la peau, des atteintes cardio-vasculaires et neurologiques.

2. syphilis n.f.

– secondaire, caractérisée par une dissémination septicémique avec atteinte multiviscérale possible, mais essentiellement cutanée,

– tertiaire, survenant après une période de latence qui peut durer quelques années, avec possibilité de gommes syphilitiques, aortite, paralysie générale et tabès.

  • Les antigènes du spirochète induisent une réaction immunitaire humorale avec deux types d’anticorps : les réagines non spécifiques et les anticorps spécifiques (la classique réaction de Bordet-Wassermann est aujourd’hui abandonnée car insuffisamment sensible et spécifique).
  • Le traitement de choix est la pénicilline ou ses dérivés.
  • Syn. mal de Naples, mal français, lues venerea, vérole (grande vérole), tréponématose vénérienne
  • F. Schaudinn, zoologiste et E Hoffmann, médecin allemands (1905) ; J. Bordet, immunologiste et microbiologiste belge, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de Médecine en 1919 (1870-1961) A. von Wassermann, immunologiste et bactériologue allemand (1906).
  • grande vérole (terme désuet dans le sens de syphilis)

3. Médecine : syphilis, vérole.

  • Maladie vénérienne contagieuse qui se généralise et se transmet héréditairement dont les accidents buccaux sont très fréquents pendant son évolution (chancres, ulcérations, perforations palatines).
  • Maladie vénérienne contagieuse et inoculable, ((attibuable)) au tréponème pâle de Schaudinn-Hoffmann, se traduisant par des réactions sérologiques spécifiques et curable par la pénicilline.
  • Maladie vénérienne contagieuse qui peut donner lieu à des lésions buccales et faciales.
  • Les antibiotiques ont largement stoppé cette maladie infectieuse sans la supprimer totalement.
  • ((Terme créé en)) 1530.
  • À la classification traditionnelle (primaire, secondaire, tertiaire) qui conserve sa valeur au point de vue clinique, on tend actuellement à substituer une classification plus pragmatique en syphilis précoce (depuis le comptage jusqu’à une certaine période de la phase secondaire, où la pénicillinothérapie a son maximum d’efficacité) et syphilis tardive (fin de la période secondaire et période tertiaire, où le traitement est beaucoup plus aléatoire). Satisfaisante sur le plan pratique, cette subdivision se heurte, en fait, à de grosses difficultés quand on cherche à fixer précisément la limite de ces deux périodes.
  • Équivalent en anglais : syphilis.

Médecine > Médecine dentaire : syphilis.

Équivalent en anglais : lues.

4. Maladies humaines : syphilis, luès (désuet).

  • […] maladie infectieuse sexuellement transmissible, due à un spirochète « Treponema pallidum » (bactérie hélicoïdale mobile en vrille).

5. Interrelation culturelle : Nous pouvons citer, entre autres, le poète Charles Baudelaire (1821-1867), l’écrivain Guy de Maupassant (1850-1893) et le peintre postimpressionniste Paul Gauguin (1848-1903), qui sont morts de la syphilis.

S : 1. DAF – https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9S3951 (consulté le 1.03.2025). 2. DAM – https://www.academie-medecine.fr/le-dictionnaire/index.php?q=syphilis  (consulté le 1.03.2025). 3. GDT – https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/17026068/syphilis, https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/19084259/syphilis (consulté le 1.03.2025). 4. TERMIUM PLUS – https://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2alpha/alpha-eng.html?lang=eng&i=1&srchtxt=syphilis&index=alt&codom2nd_wet=1#resultrecs (consulté le 1.03.2025). 5. DAF – https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9S3951 (consulté le 1.03.2025).

SYN :

S :

RC : maladie, sida, tréponématose, tréponème.