trachome
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CG : nm

S : INSERM – http://www.cepidc.inserm.fr/inserm/html/pages/ICD-9FR/070_079.htm (consulté le 9.12.2013) ; VULG – http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/trachome (consulté le 2.09.2015).

N : 1. Étymologie et histoire : 1752 pathol. « conjonctivite granuleuse » (Trév.). Empr. au gr. τράχωμα « aspérité » en partic. « aspérité de la paupière devenant raboteuse à l’intérieur » lui-même dér. de τραχύς « rude, raboteux ».
2. Kératoconjonctivite, première cause de cécité dans le monde, endémique dans certaines régions d’Afrique et d’Asie à bas niveau d’hygiène, comportant 4 signes : pannus cornéen, follicules conjonctivaux, cicatrices conjonctivales caractéristiques, follicules d’Herbert (deux d’entre eux doivent être présents pour que le diagnostic de trachome soit porté).
3. Le trachome est provoqué par Chlamydia trachomatis , bactérie transmise par les mains sales, les mouches, la poussière. L’homme est le seul réservoir du germe.
4. L’évolution du trachome est progressive en 4 stades, le stade IV étant celui des complications. Celles-ci sont palpébrales (entropion trichiasis), cornéennes (vaisseaux, kératite, ulcères), conjonctivales (xerosis), lacrymales (atrésie des points lacrymaux, dacryocystite), infectieuses, ciliaires (hyper ou atrophie des cils).
5. Débutant par une conjonctivite folliculaire, à laquelle succède une kératite chronique (hyperplasie papillaire, pannus cornéen) qui se développe de manière torpide sur des années et conduit à la cécité en l’absence de traitement (tétracycline, chirurgie).
6. Le traitement du trachome est médical : préventif (hygiène, pommade à base de tétracycline), et curatif (pommade à la tétracycline associée à un traitement général par érythromycine). Le traitement chirurgical est celui des complications (entropion-trichiasis).
7. Seules des campagnes d’éducation sanitaire dans les régions d’endémie permettent d’en limiter la survenue.
8. Conjonctivite ou kératoconjonctivite contagieuse à évolution chronique caractérisée par la formation de follicules, une hyperplasie papillaire, un pannus cornéen et des lésions cicatricielles typiques : elle est due au Chlamydozoon trachomatis, agent intermédiaire entre les bactéries et les rickettsies, et fait partie du groupe lymphogranulomatose-psittacose-trachome (LPT).

S : 1. CNRTL – http://www.cnrtl.fr/etymologie/trachome (consulté le 2.09.2015). 2 à 7. DAM – http://dictionnaire.academie-medecine.fr/index.php?q=trachome (consulté le 2.09.2015). 8. GDT – http://www.granddictionnaire.com/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8445269 (consulté le 29.11.2019).

SYN : 1. conjonctivite granuleuse. 2. conjonctivite égyptienne, conjonctivite trachomateuse, ophtalmie égyptienne, conjonctivite granuleuse.

S : 1. GDT – http://www.granddictionnaire.com/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8445269 (consulté le 29.11.2019). 2. TERMIUM PLUS – https://cutt.ly/ne2rJv2 (consulté le 29.11.2019).

RC : bactérie, ophtalmologie, orgelet, virus, xérophtalmie.