CG : nm
S : ELSAN (consulté le 6.09.2025) ; INSERM – https://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/4934/MS_2002_4_397.html?sequence=8&isAllowed=y, https://www.ipubli.inserm.fr/handle/10608/3543 (consulté le 6.09.2025).
N : 1. XIXe siècle. Dérivé du nom de John Dalton (1766-1844), physicien anglais atteint de cette affection de la vue et qui la décrivit le premier.
- Pathologie. Anomalie visuelle héréditaire qui ne permet pas de distinguer deux couleurs complémentaires, notamment le rouge et le vert.
- Éponyme créé à partir du nom de famille de John Dalton, physicien et chimiste britannique qui a décrit l’anomalie héréditaire de la vision des couleurs dont il était lui-même atteint, ainsi que son frère (1794). L’analyse récente des restes de sa rétine n’a retrouvé que les copies des gènes associés aux cônes L, confirmant le diagnostic de deutéranopie.
2. daltonisme. Dyschromatopsie héréditaire avec déficience totale au rouge.
- La vision normale des couleurs, trichromatique, permet à un observateur d’égaliser toutes les couleurs avec trois sources appelées primaires. Devant cette tache, un daltonien utilise une proportion anormale des primaires (anomalie trichromatique) ou moins de trois primaires (dichromatisme si le nombre des primaires est 2, monochromatisme si le nombre est 1).
Le sujet confond le gris avec le bleu-vert et le rouge.
Les formes les plus connues du daltonisme sont congénitales, sous la dépendance de gènes situés sur le bras long du chromosome X, ce qui explique la forte proportion d’hommes atteints (8%) et le petit nombre de femmes (0,4%), qu’il s’agisse de la déficience des cônes de type M ou L. Les femmes vectrices présentent souvent de petites anomalies aux tests de dépistage les plus sensibles. On parle dans ce cas de déficience de la perception du rouge-vert. Les déficits congénitaux des cônes de type S sont beaucoup plus rares, mais le dysfonctionnement ou la perte des cônes S accompagne plusieurs affections ophtalmologiques.
Les anomalies des cônes L, M et S portent respectivement les noms de protan, deutan et tritan. Le suffixe anomalie ou anopsie (protanomalie, protanopie) indique qu’il s’agit d’un trichromatisme anormal ou d’un dichromatisme. L’anomalie représente10% des dyschromatopsies héréditaires. Dalton ne serait pas protanope selon une étude récente faite avec les marqueurs microsatellites du gène et pratiquée sur ses restes. Le locus du gène (CBP ou RCP), est en Xq28. L’affection est récessive, liée au sexe (MIM 303900).
3. Médecine > Ophtalmologie ; Biologie > Génétique : daltonisme.
- Anomalie héréditaire de la vision caractérisée par une non-perception complète ou partielle de certaines couleurs.
- Le daltonisme est une anomalie récessive qui est liée héréditairement au sexe pour les cas de non-perception des couleurs rouge et verte, mais qui n’est pas liée au sexe pour les cas de non-perception de la couleur bleue. Statistiquement, le daltonisme touche le plus souvent la perception du rouge et du vert.
- Le daltonisme a été décrit pour la première fois en 1798 par le physicien et chimiste britannique John Dalton, lui-même atteint de ce trouble de la vision des couleurs.
- Le terme en anglais color blindness désigne précisément l’anomalie de la vision caractérisée par une non-perception totale de certaines couleurs, que ce soit le vert, le rouge ou le bleu.
4. Troubles de la vision : daltonisme.
- Terme générique désignant tous les troubles de la perception colorée d’origine congénitale, aussi bien l’achromatopsie que les dyschromatopsies.
Source MVISI-F : Le nouveau dictionnaire de la vision par Michel Millodot, Médiacom Vision Éditeur, 1997.
S : 1. DAF (consulté le 6.09.2025) ; DAM (consulté le 6.09.2025) ; FCB. 2. DAM (consulté le 6.09.2025). 3. GDT (consulté le 6.09.2025). 4. TERMIUM PLUS (consulté le 6.09.2025).
SYN : CBP, protanopie, cécité au rouge. (en fonction du contexte)
S : DAM (consulté le 6.09.2025)
RC : achromatopsie



